Léa, notre bénévole du mois de juin

Quel est ton rôle dans l’association ?

Depuis avril, j'ai rejoint le nouveau projet de création pour Danse en Seine "M-51" en tant que chargée de production. Mais je préfère dire que ma mission est de faire le lien entre les chorégraphes et les 54 danseur.euse.s qui participeront au projet. J'essaie de faire en sorte que tout le monde puisse avoir les informations à temps concernant l'organisation des répétitions (planning prévisionnel, essais costumes, restitutions publiques, etc.).

Que fais tu dans la « vraie » vie ?

Mes journées sont principalement occupées à faire de l'ergothérapie dans deux associations : la première bénéficie à des personnes âgées atteintes de maladies d'Alzheimer et la deuxième accueille des personnes souffrant de troubles psychiatriques. Mon but est de les accompagner à participer aux activités qui sont importantes pour elles et de faciliter leur autonomie et leur intégration dans la société. Dans l'idéal on y arrive et sinon on essaie de faire en sorte qu'elles participent à des activités qui leur font plaisir, parfois c'est de la danse!

Depuis quand es-tu dans l’association et qu’y as-tu découvert ?

C'est ma deuxième année à Danse en Seine et je suis ravie d'avoir découvert cette association dédiées aux amateurices qui ont soif de projets artistiques et créatifs. Depuis deux ans, je continue de découvrir les actions menées par Danse en Seine, toutes plus intéressantes et enrichissantes les unes que les autres, et les personnes qui mènent ces projets, toutes plus belles et talentueuses les unes que les autres. Je suis impressionnée par ce dynamisme et la qualité des projets menés, c'est une vraie source de motivation pour la vraie vie (la danse et le reste :)).

Peux-tu résumer l’association en 3 mots ?

Inspirante, énergisante, décoiffante.


Camille, notre bénévole du mois de mai !

Quel est ton rôle dans l'association ?

Dans l'association je m'investis surtout dans les projets sociaux. J'ai connu danse en seine en intervenant à Robert Debré et cette année j'ai participé à l'atelier en prison mener par champ libre et j'ai soufflé un spectacle à des personnes atteintes de cécité visuelles.. C'est le domaine d'intervention qui me parle le plus.

Que fais tu dans la "vraie" vie ?

Dans la vraie vie je suis danse thérapeute et je termine ma formation cette année en tant d'éducatrice spécialisée. Le sens de ma vie est d'accompagner et de donner du souffle à des gens en grande souffrance.

Depuis quand es-tu dans l'association et qu'y as-tu découvert ?

Je suis dans l'association depuis 2016. J'y ai découvert des gens très chaleureux , passionnant et des chorégraphes merveilleux. C'est une vraie richesse de découvrir des univers différents chaque année.

Peux-tu résumer l'association en 3 mots ?

Créativité , rencontre , émulsion.


Alexane, notre bénévole du mois !

Quel est ton rôle dans l'association ?

Je fais partie de l'équipe Relations avec les publics : nous veillons au bon déroulement des ateliers artistiques et nous organisons des sorties culturelles comme à l'Opéra Garnier à l'Etoile du Nord, ou au Carreau du Temple.

Que fais-tu dans la "vraie" vie ?

Responsable ressources humaines mais aussi praticienne massage bien être;  je fais partie d'un projet de développement d'habitat collectif dans la Drôme.

Depuis quand es-tu dans l'asso et qu'y as-tu découvert ?

J'ai rejoint Danse en Seine en 2018, de retour de voyage, j'avais très envie de danser... et puis j'ai rencontré des personnes et des projets formidables.

Peux-tu résumer l'association en 3 mots ?

amour, mouvement, amour


M51 : la nouvelle création Danse en Seine

Pouvez-vous nous décrire votre projet ?

Inspirées par les énigmes artistiques de Garouste dans sa "Comédie policière" ou de Perec dans "La disparition", passionnées par les secrets mathématiques et physiques qui régissent notre monde, fascinées par la subtilité et l’immensité du cosmos…Nous avons désiré inventer une énigme chorégraphique qui prend place dans un univers parallèle dont l’apparence serait générée par le mouvement.
Au plateau, 54 interprètes professionnels et amateurs, s’amassent progressivement jusqu’à l’explosion. Immergée dans une scénographie numérique construite à partir de nouvelles lois physiques aux paramètres chorégraphiques, cette matière en mouvement nous transporte dans un nouveau monde, abstrait et coloré.

Quel est le processus chorégraphique recherché ?

La matière chorégraphique est écrite à partir de 4 états de corps différents liés à des niveaux d'énergie interne. Nous nous inspirons aussi de lois scientifiques pour composer la partition et de configurations astrales pour dessiner l'espace de jeu au plateau. Enfin nous développons un système de correspondance entre la chorégraphie et la scénographie numérique.
Ces différents procédés sont à la fois méthodiques et ludiques et permettent de proposer une énigme chorégraphique.

Comment vont se dérouler les étapes de création ?

Une première phase se déroule entre avril et juin, durant plusieurs ateliers du mercredi au Carreau du Temple. Avec le groupe nous allons créer les deux derniers tableaux de la création, ceux qui nécessitent le plus de danseurs. Après l'été, nous travaillerons sur des scènes réunissant moins de danseurs de manière hebdomadaire. Ensuite nous pourrons finaliser la pièce avec toutes les matières chorégraphiques ainsi créées en les mettant en scène dans la scénographie numérique.

Combien de temps durera la pièce ?

Cette création mêlant arts numériques et mouvement sera une pièce courte, d'une durée de 20 minutes environ.

Combien de danseurs et danseuses recherchez-vous ?

Nous sommes à la recherche de 54 danseurs et danseuses.

Pedro, notre bénévole du mois

Quel est ton rôle dans l'association ?

Je suis bénévole au sein du pôle communication, je m’occupe de la page Facebook de l’asso. Et pis je danse, ces derniers temps plutôt dans le cadre des SO.

Que fais-tu dans la "vraie" vie ?

Dans la vraie vie je suis enseignant-chercheur en urbanisme.

Depuis quand es-tu dans l'asso et qu'as-tu découvert depuis ?

Je suis dans l’asso depuis septembre 2014, si je ne me trompe pas. Pour moi, Danse en Seine est une énorme aventure de découverte de la danse, et aussi de moi-même à travers la danse.

Peux-tu résumer l'association en 3 mots ?

Générosité, ambition, collectif


Gestes & mots pour Jasmine Remadna

Quel est ton univers chorégraphique ?

J'ai besoin que le mouvement se transforme en geste, qu'il raconte quelque chose, qu'il ait une intention, une raison d'exister. J'aime la poésie, les mots et leur sens, j'en ai besoin dans mon processus créatif, c'est pourquoi je mêle les deux : Gestes et Mots.
J'aime les ensembles, quand l'espace est traversé, foudroyé, j'ai besoin de vivre et faire vivre des émotions quand je danse !

Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création / projet en cours ?

Je réfléchis justement à une nouvelle pièce après "Qui est le malade ?", nous réfléchissons avec Nelly Moussy à ce que l'on voudrait dire, comment et avec qui ?

Quels ateliers as-tu prévu avec les danseurs de Danse en Seine ?

Travailler des ensembles, partir d'eux et de leurs chemins corporels.

Pourquoi avoir rejoint l'incubateur de chorégraphie ?

Pour parfaire ma démarche, l'affiner, l'enrichir.

Retrouvez les ateliers de Jasmine au Carreau du Temple les mercredis 8, 15, 29 mars, 5 et 12 avril


Dansons avec Jessica Bonamy

Quel est ton univers chorégraphique ?

Je suis venue à la danse parceque c'était le domaine du silence, on pouvait dire beaucoup plus que le langage avec le mouvement alors ça m'a attiré dès le plus jeune âge. Comme chorégraphe c'est souvent l'en deça du langage que je continue de chercher, entre inconscient du corps, et discours silencieux qui echappent au rationnel. J'aime les prises d'espace: le  travail de l'espace est un vrai langage et raconte le voyage, le déséquilibre, le jeu avec la gravité. J'aime aussi les tout petits mouvements, ceux qui demandent qu'on regarde et qu'on écoute pour voir et entendre, qui demandent une attention fine. J'ai été influencée par des chorégraphes que l'on catégorise dans la danse théâtre (Ambra Senatore, Pina bausch...), et par des danseurs venus de traditions où danse musique et théâtre sont comme une seule chose comme dans la danse indienne par exemple (Vidhya Subramanian...). Je cherche souvent ces endroits où la danse est à la lisière de plusieurs arts, et où elle se fait récit. Le rapport à la musique s'impose depuis ma dernière création "Ta'am" comme un vrai chantier de création que j'espère poursuivre avec le Tailleur.

Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création / projet en cours ?

Le Tailleur,  pièce pour un quintet de danseurs et musiciens, s'interesse au geste et à sa transmission.
Je vais tirer plusieurs fils imbriqués:
Le fil de la grande histoire en marche à travers les pas d'un homme qui traverse l'Europe entre 39 et 45 sac au dos.
Le fil de la petite histoire à travers les gestes universels de prise de mesure&découpe et les sinuosités des chemins d'aiguilles.
Laissant la danse se napper d'etoffes asymétriques et s'engager dans un travail d'orfèvre, passant et repassant.
C'est dans l'entrecroisement entre scène de marches allantes&tourbillonantes, et scènes de mouvements du tailleur - vu tantôt comme une mécanique et tantôt comme du poétique -, que l'armure de la pièce va peu à peu révéler un tissu: souvenirs, rires,  beauté du geste de l'artisan et joie de la danse en seront les ingrédients, célébrant la joie de fabriquer et de faire apparaitre.

Quels ateliers as-tu prévu avec les danseurs de Danse en Seine ?

Je suis au tout début de la création.
Les mouvements de groupe m'interessent pour visualiser ce bal et ces ensembles que j'imagine pour cette pièce, qui sera comme une fête: fêter la vie, la danse, la création à travers l'image du tailleur.
Je vais alterner entre:
D'un côté mouvements "choral", pour lesquels j'imagine des sortes de parcours et canons dansés: entre motifs chorégraphiques, marches, virages et tours, évoquant le voyage, les départs et les arrivées.
De l'autre côté un travail par petits groupes sur la manipulation en s'inspirant du duo couturier/modèle, et en oscillant entre mécanique et poésie du geste; entre distance et prise d'appuis des corps les uns sur les autres, évoquant lien filial et solidarité.
PS: Les participants peuvent venir avec un grand châle pour explorer l'enveloppement et la mise en relation inattendue entre différentes partie du corps.

Pourquoi avoir rejoint l’incubateur de chorégraphie ?

J'ai rejoint l'incubateur à la deuxième édition en 2017, parceque j'avais besoin d'outils pour structurer ma compagnie, et l'équipe de l'incubateur est juste géniale, brillante et passionnée; je suis heureuse d'avoir goûté à son énergie à un moment charnière de ma compagnie.

Sarah, notre bénévole du mois

Quel est ton rôle dans l’association ?

Je suis photographe bénévole dans l'association ! Quand je ne danse pas, j'essaie d'immortaliser quelques moments forts du quotidien Danse en Seine.

Que fais-tu dans la ”vraie vie” ?

Dans la "vraie vie" je suis prof d'arts plastiques en collège, et j'enseigne en Réseau Education Prioritaire dans la ville de Colombes. Donc pas totalement éloigné du domaine artistique !

Depuis quand es-tu dans l’asso et qu’as tu découvert depuis ?

Je suis dans l'asso depuis un an et demi et même si c'est extrêmement galvaudé comme formule - ça a changé ma vie.
J'ai d'abord intégré les ateliers chorégraphiques du mercredi, puis les soirées SO, le parcours spectateur, le projet chorégraphique de David Llari... Bref j'ai plongé dans le bain la tête la première, et ça m'a offert des opportunités dont je n'aurais même pas rêvé, et permis de rencontrer des personnes géniales.

Peux-tu résumer l’association en 3 mots ?

RENCONTRE (d'amis, de chorégraphes, d'univers...),
FAMILLE (parce que c'est ce qu'on ressent au sein du noyau dur de l'asso)
et CRÉATION (ce qui nous anime tous !)


La chorégraphe Marcelle Gressier se dévoile

Quel est ton univers chorégraphique ?

J'explore les dialogues entre le corps dansant et son contexte spatial. Pour mes pièces, je choisis ou je crée d'abord un espace, et cherche seulement ensuite comment le mettre en mouvement par le corps. 
En tension entre le macro et le micro, j'aime jouer avec les échelles. Je rêve de gigantisme, de 'corps paysage' nourris de gestuelles précises et de dynamiques contrastées. 
Cette réflexion m'amène à créer des pièces in-situ, pour l'espace public mais pas que. Je cherche aussi comment cette conscience de l'espace perdure et se transforme lorsque j'écris pour la scène, comme dans mon solo 740 Nanomètres

Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création / projet en cours ?

J'entame aujourd'hui la création de Lignes de désir, qui verra le jour au printemps 2024. C'est une déambulation dansée pour l'espace public. 
Avec deux danseuses et un compositeur, nous partons à la recherche des 'lignes de désir', ces chemins qui se tracent en parallèle des routes lorsque l'urbanisme est contre-intuitif. 
Dans une gestuelle incisive et une écoute accrue, c'est une cartographie par le corps. Construite en plan séquence, la partition se déploie comme une carte que l'on déplie. 
La création sonore de la pièce se fera en co-construction avec les habitants de Tours Nord, dont nous enregistrons les témoignages. 
 

Quel atelier as-tu prévu avec les danseurs de Danse en Seine ?

Après l'échauffement, nous sortirons de la Petite Fabrique pour aller observer et cartographier les déplacements des individus dans l'espace public. 
En revenant au studio, nous essaierons de voir comment ces temps de notation et leurs traces peuvent venir nourrir une écriture chorégraphique. 
Je proposerai que l'on crée ensemble une partition. Si la météo le permet, j'aimerai qu'on aille la danser dans l'espace public autour de la Petite Fabrique.  

Pourquoi avoir rejoint l'incubateur de chorégraphie ?

En commençant à chorégraphier, c'est un océan de questions qui s'est ouvert à moi. Production, diffusion, communication ... un monde à comprendre ! 
L'équipe de l'Incubateur connaît et comprend précisément nos besoins, et nous partage des outils et des savoirs qui nous apportent des réponses concrètes. 
Et bien sûr, il y a le groupe. Entre chorégraphes émergents, nos expériences se recoupent. On s'entraide, on partage nos vécus. J'apprends beaucoup de ces échanges. 
Retrouvez l'atelier de Marcelle le dimanche 12 février à la Petite Fabrique.